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Le Figaro

May 21, 2004

Culture & Spectacles

Vrais "pros"

La critique de Jacques Doucelin

 

[Translation:]

Le Figaro

May 21, 2004

Culture and Entertainment

Real "pros"

A review by Jacques Doucelina

 


Le public comme la presse ont pris l'habitude d'incriminer l'acoustique de Mogador pour expliquer leurs déceptions. Un beau soir arrive une des meilleures phalanges d'outre-Atlantique - donc du monde -, le Philadelphia Orchestra, et l'on perçoit soudain toutes les nuances, les défauts sont effacés.

 


The public, like the press, had been in the habit of blaming the acoustics of the Théâtre Mogador for their disappointments. Then, one beautiful evening, one of the best ensembles from across the Atlantic - indeed in the world - arrived, the Philadelphia Orchestra, and one suddenly perceived all the nuances, the faults were erased.

Ajouterai-je pour valider la comparaison que le chef n'est autre que Christoph Eschenbach qu'on entend d'ordinaire avec l'Orchestre de Paris ? Hormis le niveau musical d'ensemble, il y a aussi que vingt minutes avant le concert, un noyau de musiciens américains exerce sa technique, peaufine une phrase ou un passage délicat : pas des fonctionnaires, des "pros ! Ça nous vaut une ouverture de Fidelio impeccable suivie d' Offrandes oubliées de Messiaen au style non moins irréprochable. ... Le morceau de choix de la soirée était la 7e Symphonie de Bruckner, la plus wagnérienne de toutes. On eut droit à un fabuleux exercice de haute école durant plus d'une heure. Dirigeant par coeur, Eschenbach veilla à la clarté des lignes et à l'équilibre des timbres...

 

Should I add, to validate the comparison, that the conductor was none other than Christoph Eschenbach, who one usually hears with the Orchestre de Paris? The musical level of ensemble aside, it is also notable that twenty minutes before the concert, a core of American musicians were practicing their technique, polishing a phrase or a delicate passage: not as civil servants, but as "pros"! That afforded us an impeccable overture to Fidelio followed by Messiaen's Les Offrandes oubliées in a style no less irreproachable. … The important piece of the evening was Bruckner's Seventh Symphony, the most Wagnerian of all his symphonies. One was treated to a fantastic intellectual exercise lasting more than an hour. Conducting by heart, Eschenbach attended to the clarity of lines and the balance of timbres...

   
 
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